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Un cheval et un cavalier
parcourant la campagne au grand galop, franchissant naturellement les
obstacles qui se trouvent sur leur chemin : une image inspirée et forte
qui, si elle paraît harmonieuse et fluide, est le fruit d’une
collaboration sans faille entre l’homme et son cheval. Le cross, épreuve
reine du concours complet d’équitation, donne au public l’occasion
d’apprécier une discipline magistrale.
Le concours complet se pratique à tous les
niveaux. Les concours regroupant les meilleurs cavaliers
internationaux comportent, le plus souvent, 4 phases dans l’épreuve
de fond : 2 routiers, un steeple-chase et le cross. Les concours
nationaux ne comportent qu’une phase dans l’épreuve de fond : le
cross.
Toutefois, l’évolution des règlements, notamment olympiques, tend à
rapprocher la formule nationale de la formule internationale (le
cross seulement, sans routiers ni steeple).
Les concours internationaux se voient attribuer de une à quatre
étoiles en fonction de leur valeur technique et de la longueur de
l’épreuve de fond. Les complets quatre étoiles sont de véritables
événements regroupant un public passionné et présentant les
meilleurs couples de l’année.
Car comme son nom l'indique, le concours complet
regroupe un grand nombre d'efforts, mettant en jeu une large palette
d'aptitudes tant physiques que morales. Eprouvée sur trois épreuves, la
préparation du couple homme-cheval doit être irréprochable pour servir
au mieux une discipline où la vitesse, l’endurance et l’équilibre sont
largement sollicités.
Le concours complet débute toujours par une épreuve
de dressage. Evoluant sur un terrain rectangulaire, les concurrents
effectuent un enchaînement de figures imposées en utilisant les trois
allures. Lors de cette épreuve, les juges apprécient la souplesse,
l’élégance et la précision du couple cavalier-cheval.
Suit l‘épreuve de fond dans laquelle se situe le
cross. Epreuve magistrale, de loin la plus sélective des épreuves de
fond. Les concurrents suivent un itinéraire qui épouse la configuration
des lieux : alternance de sous-bois, de prairies valonnées et de
terrains plats. Des obstacles fixes sont à franchir en un temps limité.
Certains sont des combinaisons qui demandent au cheval plusieurs
efforts. Pour les obstacles qu’il juge périlleux, le cavalier peut faire
le choix d’emprunter les options, il s’agit d’alternatives moins
difficiles techniquement mais qui nécessitent de parcourir plus de
terrain et donc pénalisantes dans le temps.
Le saut d’obstacles conclut l’événement et révèle le
classement final. Les concurrents franchissent une douzaine d’obstacles.
Cette épreuve teste principalement la capacité de récupération du
cheval, la technicité et le respect des barres.
Les superlatifs ne manquent pas pour évoquer cette
discipline qui séduit le public amateur de sensations fortes. Mais c’est
justement parce qu’il est exceptionnel par l’intensité de l’effort que
les mesures concernant la surveillance des chevaux sont draconiennes.
Des contrôles vétérinaires ponctuent les épreuves afin de surveiller le
rythme cardiaque, la respiration et la récupération des chevaux, les
vétérinaires détectent les éventuelles boîteries et tous signes de
fatigue. Un cheval qui ne donne pas satisfaction lors de ces contrôles
ne sera pas autorisé à poursuivre les épreuves.
Vitesse moyenne demandée sur les routiers :
240 m/minute
Vitesse demandée sur le steeple-chase :
690 m/minute (grand galop)
Vitesse demandée sur un parcours de cross :
570 m/minutes
Ces vitesses correspondent au plus haut niveau de
compétition internationale.
Pour tenir les moyennes demandées lors de
l’épreuve de cross, chaque cavalier a une heure de départ et de
passage idéal à chaque minute.
Pour s’en rappeler, le cavalier est équipé d’une énorme montre qui
sonne chaque minute et il n’est pas rare qu’un bout de scotch collé
sur son bras lui rappelle les heures de son passage aux différentes
phases.
De même, les obstacles naturels fixes entraînent
parfois la chute du cheval et de son cavalier lors de leur
franchissement. Même si les accidents sont rares, il est demandé aux
concurrents d’avoir un équipement adapté : protège-dos et casque pour le
cavalier, protection des membres pour le cheval. La réglementation
évolue sans pour augmenter la sécurité du couple.
Pour les jeunes cavaliers évoluant sur des poneys ou
des chevaux de club, le concours complet offre de nombreuses épreuves de
niveau varié permettant une progression technique adaptée. Sur des
parcours de cross pré-existants, il peut survenir une difficulté ; les
obstacles étant fixes, il est parfois difficile de les aménager pour une
épreuve poney. Les combinaisons demandant un " saut de puce " à un
cheval ne conviennent plus à un shetland pour lequel le petit saut
deviendra un pas de géant ! La plupart du temps, les cross poneys sont
donc des aménagements spécifiques.
Les cavaliers apprécient le complet qui leur permet
de s’exprimer dans une pratique riche qui mobilise un grand nombre de
compétences. On trouve des cavaliers de tous les niveaux sur les
terrains de cross et les enseignants apprécient cette discipline
pédagogique qui teste cavaliers et chevaux sur le plan physique et
moral.
Audace, rapidité, équilibre… La franchise et la
générosité du cheval sont aussi très largement mises à l’épreuve dans
cette discipline d’exception dont l’origine remonte au siècle dernier.
Un brin d’histoire…
D’origine militaire, le concours complet s’est
développé à partir des compétitions de cavalerie mises en place au XIXème
siècle pour éprouver l’endurance, la vitesse, le courage et la
soumission des montures de l’armée.
A l’époque, les aptitudes au saut d’obstacles ne sont
pas encore recherchées mais la résistance à l’effort et la vitesse
largement sollicitées avec pour objectif de mener le cheval " au bout "
de ses possibilités. Des épreuves d’endurance, véritables marathons,
engagent chevaux et cavaliers sur des parcours variant de 30 à 70 km !
ETONNANT NON ?!
La hauteur maximum des obstacles de cross est de
1 m 20 mais l’endroit où ils sont placés peut rendre le saut très
difficile, très technique !
C’est au début du XXème siècle que l’on
trouve en France les premières épreuves dont l’esprit se rapproche de
notre complet actuel. Le championnat du cheval d’armes regroupe en effet
quatre phases visant à évaluer les chevaux dans une large gamme
d’efforts : dressage, steeple-chase, randonnée de 48 km et une
compétition de sauts. Jusqu’au milieu du siècle, le complet reste
presque exclusivement l’affaire des militaires ; les médailles d’or
conquises aux jeux de Londres en 1948 et d’argent à Helsinski en 1952
par deux officiers français en attestent.
Le concours complet d’équitation (C.C.E) est une
des trois disciplines équestres présentes aux Jeux Olympiques avec
le Concours de Saut d’Obstacles (C.S.O.) et le dressage
De leur côté, les Anglais et les Irlandais, grands
amateurs de chasses à courre, trouvent dans cette discipline un nouvel
exercice pour éprouver la résistance et le courage de leurs robustes
hunter. Le complet se développe vite en Grande Bretagne et le Badminton
Horse Trials en est le point d’orgue.
Dans les années 80, les enseignants développent la
discipline au sein des clubs et cette pratique trouve enfin son public.
Les épreuves se multiplient et le complet s’organise. Les concurrents
évoluent aujourd’hui sur des parcours de qualité offrant un maximum de
sécurité.
POINT REGLEMENT :
Les points des différentes épreuves de concours
complet sont totalisés en valeurs négatives. Le cavalier dont le
nombre de points s’approche le plus du zéro remporte le concours.
Après le dressage, les concurrents devront être attentifs à ne pas
prendre trop de pénalités sur le cross. Celles-ci étant plus
importantes que sur le CSO, et le temps dépassé est très pénalisant.
Pour exemple : un refus sur le cross coûtera 20 alors qu’une barre
tombée en CSO ne coûtera que 4 points.
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