GREV
Identification,
tatouage, puce...
Quelle différence ?
Pour beaucoup de propriétaires
de chevaux, il y a amalgame tant sur les différentes méthodes d'identification des
chevaux que sur le recensement et la tenue officielle des fichiers. Nous allons tenter
d'éclaircir ces différents points.
Quelques dates sont à
retenir :
Le 25 Novembre 1985
: note de service du Ministère de l'Agriculture, service des Haras et de l'Equitation :
"... suite aux différentes affaires de vols de chevaux, le Ministère de
l'Agriculture a décidé d'officialiser le tatouage des chevaux en tant qu'élément
complémentaire d'identification. La présente instruction doit permettre aux
propriétaires de chevaux et poneys qui le souhaitent de faire reporter à la lèvre des
sujets leur appartenant le numéro d'identification figurant sur les documents établis
par l'Administration des Haras..."
Le 17 Novembre 1988
: "... Le service des Haras, des Courses et de l'Equitation agrée le Groupement pour
la Recherche des Equidés Volés (GREV) pour participer aux opérations d'identification
des équidés dans le cadre strict de la présente convention..."
Extrait du Journal
Officiel du jeudi 1er Juin 1989 : "... Article 9 : tous les équidés, à
l'exception des races lourdes, asines ou mulassière, faisant l'objet d'un transfert de
propriété à quelque titre que ce soit, doivent être préalablement, à la diligence du
vendeur ou du donateur, identifiés par tatouage ou par tout autre procédé agréé par
le Ministre chargé de l'Agriculture, selon les modalités fixées par décret en Conseil
d'Etat..."
Extrait du Décret n°
97-1006 du 30 Octobre 1997 : identification et enregistrement zootechnique des
équidés.
Art. 3 : Tout propriétaire d'équidés peut demander leur
identification et leur immatriculation. Il est tenu de procéder à ces formalités dans
le cas où ces animaux doivent participer à une manifestation publique ; doivent être
inscrits sur un livre ou sur un registre généalogique comme produits ou comme
reproducteurs ; doivent faire l'objet d'un transfert de propriété à quelque titre que
ce soit, ou d'un déplacement à destination d'un Etat membre de la Communauté
Européenne.
Art. 6 : L'identification des équidés est assurée par la
description de leurs marques naturelles incluant éventuellement l'hémotype et le typage
génétique. Peuvent s'y ajouter sans s'y substituer des éléments complémentaires tels
que le tatouage ou la pose d'un transpondeur électronique.
Art. 7 : Le vendeur ou le donateur d'un équidé est tenu de
délivrer sans délai au nouveau propriétaire le document d'identification et la carte
d'immatriculation de l'équidé après l'avoir endossée. Il peut toutefois conserver la
carte d'immatriculation jusqu'au paiement intégral de l'équidé lorsque ce paiement est
fractionné. Tout équidé doit être identifié préalablement à son entrée à
l'abattoir.
Art. 8 : Tout contrevenant sera passible d'une contravention de la
3e classe (de 600 à 1300 F).
Commentaires
La loi de juin 1989
était à notre sens le rempart idéal contre les vols et les trafics en tous genres car
cela reposait sur le même système que les cartes grises pour les véhicules. De ce fait,
les contrôles effectués par les brigades de gendarmerie étaient facilités (la lecture
d'un tatouage ou le relevé du numéro d'une puce électronique par le biais d'un lecteur
étaient des actes simples). Les irréductibles opposants au tatouage feront remarquer que
celui-ci s'efface ou peut être modifié, mais dans ce cas il faut reconnaître que les
papiers d'un cheval sont faciles à falsifier.
Le décret d'octobre 1997 présente l'inconvénient majeur de
considérer le tatouage ou la pose de transpondeur comme une méthode mineure
d'identification des équidés.
A notre avis, il n'existe qu'un système vraiment efficace pour
éviter les vols et les trafics d'équidés, c'est de lier les deux méthodes
d'identification, à savoir l'obligation du tatouage ou de la pose de
transpondeur et le relevé des marques naturelles. Tant que les Haras Nationaux
favoriseront le relevé des marques naturelles au détriment du tatouage ou du puçage, la
sécurité des chevaux sera incomplète et laissera une voie ouverte aux voleurs et aux
receleurs.
En ce qui concerne les fichiers, il convient de préciser la
différence essentielle qui existe entre celui du SIRE et celui du GREV. Le
service de Haras a établi le fichier central zootechnique des équidés immatriculés en
France, c'est le fichier dont la tenue a été confiée à l'Institut du Cheval à travers
le SIRE. Le fichier du GREV ne recense que les chevaux identifiés par tatouage, puçage
ou marquage, son but n'est pas de recenser tous les chevaux immatriculés en France, ce
qui ferait double emploi avec celui du SIRE, son objectif c'est d'aider les enquêteurs
dans la recherche des chevaux volés.
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