Règles Générales de Vermifugation

Administration des vermifuges :
  • Les adultes doivent être vermifugés 3 à 4 fois par an de manière systématique.
  • Certains produits sont plus visqueux que d’autres et les chevaux les recrachent facilement : pour que les chevaux ne crachent pas de pâte, il est possible de plonger les seringues dans une grande casserole d'eau chaude (35 à 40°) pendant 5 minutes avant de quitter votre cuisine, puis les emmitoufler dans un tricot pendant le transport : en se réchauffant la pâte devient plus liquide et les chevaux ne la recrachent pas ; attention à ne pas chauffer plus que la température du corps, il ne s’agit pas de brûler le cheval ou d’inactiver le produit !
  • Enfin certains vermifuges pouvant interférer avec des médicaments et anesthésiques, il faut prévenir le vétérinaire en cas de vermifugation récente et lui indiquer le vermifuge utilisé.

Choix des produits :

  • On peut tirer profit de l’observation des crottins pour déceler la présence de parasites et employer le produit le plus adapté, mais le plus simple et le plus réaliste est de suivre un programme conçu pour réduire au minimum les risque d’inadéquation aux parasites présents dans l’organisme du cheval, en fonction de son contexte actuel de vie (âge, saison, vie en box ou au parc). Par ailleurs les oeufs ne sont présents dans les crottins que lorsque le cheval héberge des formes adultes de parasites, or ce sont parfois les larves qui sont les plus dangereuses : l'examen négatif des crottins ne signifie pas que le cheval ne soit pas infesté de larves.
  • Les parasites sont capables de développer des résistances aux vermifuges, c'est pourquoi il vaut mieux changer non seulement de produit mais de famille de produit le plus souvent possible et notamment alterner benzimidazolés et non benzimidazolés (cf. Calendrier).
  • Les gastérophiles sont les mouches qui pondent sur les jambes des chevaux, de juillet à septembre, des milliers de petits œufs jaunes pâles ; les œufs ingérés par les chevaux donnent quelques semaines plus tard des larves qui se développent dans l'estomac or ces larves ne sont sensibles qu'à des produits particuliers comme l’ivermectine (Eqvalan® ou Furexel®) et la moxidectine, nouvelle molécule de la même famille (Equest®), ou les organophosphorés type trichlorfon, seuls (Néguvon®, Equigard®) ou associés (Telmin+®, Rintal+®) ; en prévention on peut enlever les œufs au fur et à mesure de leur apparition pendant la période estivale à l'aide d'un couteau, ou d'une sorte de pierre ponce prévue à cet effet.
  • Les habronèmes, dont les larves sont responsables des plaies d'été ainsi que de manifestations oculaires, sont fréquents dans le sud de la France et ne sont sensibles qu'aux avermectines (Eqvalan®, Furexel® ou Equest®).

 

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© HippoPlus - dépôt légal février 1999